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Communiqué de presse

Un professeur de l’Université d’Ottawa publie un article dans le CMAJ sur l’effet du stress thermique chez les personnes âgées

Ottawa, le 24 août 2009 - Les personnes de plus de soixante ans sont plus vulnérables aux vagues de chaleur. On dénombre dans cette catégorie d’âge de 82 à 92 % plus de décès que la moyenne.

Parallèlement, les risques de maladies ou de complications associées à la chaleur, telles que les coups de chaleur, l’épuisement ou les crampes, sont également aggravés chez les personnes obèses et celles atteintes de maladie cardiaque, de diabète et de troubles respiratoires, puisque ces problèmes de santé réduisent la capacité de l’organisme à s’adapter aux changements de température.

Une synthèse du professeurs Glen Kenny de la Faculté des sciences de la santé de l’Université d’Ottawa, et ses collaborateurs, publiée aujourd’hui dans le CMAJ (Canadian Medical Association Journal)(article publié en anglais seulement) - http://www.cmaj.ca/press/cmaj081050.pdf décrit l’effet de la chaleur sur la physiologie humaine et les facteurs qui accroissent le risque de stress thermique.

Selon des études physiologiques menées en laboratoire, on observe une réduction de la capacité de percevoir la chaleur et un ralentissement des mécanismes de thermorégulation (régulation vasomotrice adéquate et diaphorèse permettant de rafraîchir le corps) chez les sujets plus âgés comparativement aux jeunes. Leur capacité de répondre à la soif est également retardée et il leur faut plus de temps pour se remettre d’un épisode de déshydratation. Le risque de mortalité est aussi plus élevé chez les personnes appartenant aux groupes socio-économiques défavorisés, moins instruites ou socialement isolées. La climatisation est associée à une réduction du risque de 80 % et l’utilisation de ventilateurs, à une réduction de 30 %. Le type d’habitation contribue également aux facteurs clefs. Les personnes itinérantes sont aussi exposées à ce risque en raison de leur exposition à la chaleur accablante et également lorsqu’elles souffrent déjà de maladies physiques ou mentales.

Il reste toutefois des questions à explorer qui pourraient constituer d’intéressantes pistes pour des recherches ultérieures. 

« Il faudra notamment vérifier si ces phénomènes découlent d’une anomalie de la thermorégulation affectant tout l’organisme ou simplement de réactions locales à la perte de chaleur, selon le professeur Glen Kenny. « Les prochains travaux devront non seulement clarifier certaines questions non résolues en recherche fondamentale, mais également permettre d’élaborer des lignes directrices cliniques à l’intention des professionnels de la santé pour qu’ils puissent mieux conseiller leurs patients. »

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Personne-ressource : Thalie Tremblay, Chef, Communication et marketing, Faculté des sciences de la santé, Université d’Ottawa. 
Cell. : 613-797-5367, thalie.tremblay@uottawa.ca.